CINQ ANS ET DES… PLUMES!

Saviez-vous que le Zoo de Granby s’implique concrètement pour la conservation des oiseaux à Granby? En cinq ans, grâce aux 62 nichoirs installés par le Zoo de Granby et le COOHY (Club d'Observateurs d'Oiseaux de la Haute-Yamaska) dans trois parcs-Nature de la Ville de Granby, 263 hirondelles bicolores, 76 merlebleus de l’Est, 12 crécerelles d’Amérique et 6 canards branchus ont pris leur envol!

Les biologistes de l’équipe de Conservation et Recherche du Zoo de Granby, collige, depuis 2017, des données précieuses sur la reproduction des espèces qui nichent dans ces nichoirs (espèce occupante, nombre d’œufs pondus, nombre d’oisillons éclos et envolés, etc). Alliant leurs connaissances ornithologiques à l’observation sur le terrain, les biologistes acquièrent ces données grâce à l’insertion d’une caméra endoscopique par la cavité des nichoirs afin d’observer directement les nichées sans les déranger!

Concept de nichoir inventé par un ancien employé du Zoo

De ces nichoirs, 10 ont été fabriqués par Claude Péloquin (retraité du Zoo, et passionné d’oiseaux) qui a évidé des souches afin de recréer les conditions de reproduction naturelles de ces espèces qui nichent naturellement dans les cavités d’arbres morts (chicots). Très populaires, 60% de ses nichoirs ont été occupés à toutes les années depuis le début du suivi, contrairement aux nichoirs commerciaux qui ont été installés au même endroit, dont seulement 22% l’ont été.

Être dans le champs

Saviez-vous que les oiseaux champêtres, dont fait partie l’hirondelle bicolore et le merlebleu de l’Est, sont dans les groupes les plus fortement en déclin au Canada depuis les années 1970 avec une diminution de 57% des populations? Utilisant les champs et les milieux ouverts pour leur reproduction, ils sont aux premières loges pour subir les effets néfastes qu’entraîne l’intensification agricole et l’urbanisation: intoxication par les pesticides, perte d’habitat, destruction des nids, augmentation de la compétition, prédation des chats, etc. D’ailleurs, le merlebleu de l’Est s’est même logé au banc des espèces préoccupantes au Canda en 1984 vu son important déclin. Heureusement, grâce, entre autres, à l’installation de plusieurs centaines de nichoirs partout au pays, cette espèce s’est remise sur pied et, en 1996, un nouveau titre lui a été attribué: espèce non en péril! Comme quoi des actions de conservation concrètes peuvent être très efficaces pour sauver des espèces en péril.