Une vétérinaire du zoo dans le Nord canadien pour étudier les bélugas

Cet été, dans le delta de la rivière Mackenzie (Territoires du Nord-Ouest), des scientifiques et des membres de la communauté de la région désignée des Inuvialuit ont travaillé de pair afin d’apposer des émetteurs satellites sur des bélugas de la mer de Beaufort. Les données de télémétrie obtenues permettront de mieux comprendre comment ces animaux charismatiques utilisent et naviguent au sein de leur écosystème. Pour la première année de ce projet de 2 ans, 14 bélugas ont été équipé avec des émetteurs permettant de recueillir une myriade d’information telle que des localisations précises et des données océanographiques. Cette information sera notamment utilisée afin de planifier le recensement de la population par avion l’année prochaine, une première depuis 1992! De surcroît, ce projet supporte une surveillance continue de la santé de cet écosystème arctique et supportera la mise en place de mesures de protection dans un contexte de changements climatiques et où les activités humaines comme le transport et le développement pourraient augmenter.

Relâche d’un énorme male de 4.7 m après la pose de l’émetteur.

Ce projet est supporté par le ministère de pêches et océans Canada, les comités de co-gestion régionaux (Inuvialuit Game Council, Fisheries Joint Management Committee) et les communautés locales. Émilie L. Couture, vétérinaire ici au zoo de Granby et collaboratrice du réseau canadien pour la santé de la faune (RCSF) faisait partie du groupe d’experts qui composaient l’équipe scientifique du projet. Son rôle était de superviser la portion santé animal du projet, incluant l’examen de santé des baleines capturées et la mesure de l’impact physiologique de la capture et de l’apposition des émetteurs. Benjamin Lamglait, résident en médecine zoologique de l’Université de Montréal lui a prêté main forte en prenant le relais pour la seconde partie du projet.

Un aperçu du campement de recherche arctique dans le Delta du Mackenzie.

Cette collaboration est un excellent exemple de travail d’équipe jumelant la science et les connaissances traditionnelles autochtones pour le bien de la conservation. Ce travail d’équipe se poursuit, comme l’information collectée avec les émetteurs satellites est partagée régulièrement avec les membres des communautés sur les réseaux sociaux. Vous pouvez aussi consulter ces mises à jour en joignant le groupe facebook ‘Beaufort Sea Beluga’ (en anglais).