Crotte, un sujet qui fait jaser!

Le 19 novembre marque la journée mondiale… des toilettes! L’occasion était trop belle d’amener un sujet aussi intrigant que, disons-le, répugnant! Crottes, fèces, excréments, fientes, caca, déjections… plusieurs termes identifient la « matière fécale », dont la simple référence nous fait instantanément plisser du nez… et pourtant!

Matière riche (il va s’en dire!) en nutriments d'intérêt pour les plantes (dont l’azote, le phosphore et le potassium), elle se révèle d’un grand intérêt pour les biologistes et les vétérinaires, et fourni une foule d’informations sur ceux qui la produisent, notamment sur le régime alimentaire et la santé de l’individu.

Question de piquer votre curiosité, voici quelques faits « excrément » surprenants sur le cacadeau des animaux!

Le poisson-perroquet... au service des plages de sable blanc!

Les premiers flocons de neige vous font rêver de plage de sable blanc? Sachez qu’on estime que 80% du sable des Caraïbes serait issus de déjections de poissons! Le poisson-perroquet, grâce à son bec rigide et ses dents coriaces, mastique le corail afin d’en extraire l’algue dont il se nourrit. Les morceaux de coraux passent ensuite par son système digestif et sont évacués sous forme… de sable blanc. Avec une espérance de vie de près de 20 ans, ces poissons sont de véritables usines à sable!

Les alpagas, aussi propres que les chats!

Les alpagas, cousins des lamas, sont des animaux très propres. Ils urinent et défèquent toujours au même endroit. Ils ont plusieurs « toilettes communes » et tous les individus font leurs besoins uniquement à ces endroits. Ces piles d’excréments permettent de garder le reste de l’environnement propre.

Comme les alpagas se roulent souvent dans l’herbe ou la neige, ils sont ainsi assurés de ne pas salir leur pelage. Ceci rend également le nettoyage plus facile pour les techniciens en soins animaliers qui en prennent soin!

Feu, feu, joli Yack!

Le yack vit dans les hautes montagnes et les plateaux du Tibet, entre 4 000 et 6 000 mètres d’altitude. C’est un environnement aux conditions extrêmes où le froid domine. Le bois de chauffage est rare; les populations humaines qui vivent et se déplacent à ces altitudes se sont tournées vers d’autres alternatives : les bouses de yack!

Constituées d’une grande proportion d’herbes non digérées, les crottes sont séchées et servent ensuite de combustible, notamment pour faire chauffer la nourriture!

Les réseaux sociaux des rhinos!

Les rhinocéros ont leur propre version des réseaux sociaux : un endroit où ils partagent de l’information sur leur âge, leur sexe, leur santé et, pour les femelles, leur état de reproduction (gestante, en chaleur, etc.) et ce afin d’entretenir des contacts à distance.

Il s’agit d’amoncellements d’excréments communautaires!

Dès qu’un rhinocéros passe près d’un monticule fécal, il le hume et a instantanément accès aux informations des autres individus passés par là. Il peut ensuite ajouter ses propres données en contribuant au monticule! Ainsi, chacun annonce sa présence sur le territoire et tout le monde se connaît. C’est un peu le Facebook de la savane africaine!