Des études scientifiques menées au Zoo de Granby

La définition du bien-être animal dans les zoos a évolué et s'est enrichi au fil des années. Nous sommes passés d'animaux qui « survivent en captivité », à des animaux en santé qui se reproduisent à l'abri des stress et des transformations du monde moderne. Plus récemment, le département de Conservation et recherches du Zoo de Granby a concentré une partie de ses recherches à étudier le bien-être animal sous l'angle de l'expression des comportements naturels, de la stimulation cognitive et du processus de choix chez certaines espèces.

3 projets d’études

Depuis quelques années, une collaboration avec l'Université Concordia permet de mener de tels projets au Zoo de Granby.

Portrait d'un groupe de macaques japonais

Une première maîtrise complétée en 2016 portait sur un groupe de macaques japonais avant et après la fusion de deux groupes et leur déménagement dans leur nouvel habitat. Ces changements ont provoqué de grands bouleversements dans la hiérarchie de la troupe. Après une période plus houleuse, les macaques ont montré des signes comportementaux d'habituation au nouvel environnement et d'une stabilisation de la hiérarchie. Depuis ce temps, trois naissances sont survenues!

Les habitats ouverts des wallabies et kangourous

Un deuxième sujet exploré portait sur l'effet des habitats «ouverts», c'est-à-dire sans barrière physique entre les visiteurs et les animaux. C'est le cas des kangourous et des wallabies au Zoo de Granby. Trois zoos, au Québec, en Ontario et aux États-Unis, ont été visités pour cette étude. En analysant les données comportementales des animaux et en interrogeant les visiteurs, la conclusion est que le concept d’habitats ouverts améliore l'expérience du visiteur sans compromettre le bien-être des animaux.

Reproduction de flamants des Caraïbes

Une étude de la dynamique sociale des flamants des Caraïbes a suivi afin d'aider à leur reproduction. Quelques centaines d’heures d'observations ont permis de déterminer que les flamants réagissent à divers facteurs en lien avec leur environnement. La taille et la composition du groupe, de même que des couples plus ou moins stables sont aussi des facteurs pouvant diminuer le succès reproducteur. Des actions ont depuis été mises en place pour optimiser le bien-être des oiseaux, signe que ces recherches peuvent avoir une application bien concrète.

Finalement, s’est initié cet été un projet de maîtrise au sujet de l'impact du bruit sur le bien-être des animaux. Des enregistrements de sons audibles et ultrasoniques (mais que certains animaux entendent) avec des détecteurs spécialisés permettront d'établir une «carte du bruit» dans le zoo. Cinq espèces de félins seront ainsi sous la loupe dans le but d’analyser si le niveau sonore de leur environnement est suffisant pour modifier leur comportement.

La recherche permet donc de supporter le département de Soins animaliers et l’équipe vétérinaire qui veillent sur la santé physique, reproductive et psychologique de nos pensionnaires.