Félin sous haute surveillance

Avec son imposante crinière, sa prestance naturelle et sa démarche souple et assurée, le lion d’Afrique s’est rapidement imposé comme le roi des animaux dans l’imaginaire populaire. Mais le seigneur de la savane est plus fragile que jamais : son royaume s’effrite à vue d’œil et les menaces à son égard se multiplient.

Au cours des 50 dernières années, les populations de lions en nature ont diminué de plus de 50%... à tel point que si rien n’est fait, l’espèce pourrait disparaître d’ici 2050.

On estime que la population actuelle de lions d’Afrique se situe entre 23 000 et 38 000 individus en nature; ils étaient près de 500 000 au début du XXe siècle selon les experts. Désormais dispersés un peu partout sur le continent africain, les grands félins font face au braconnage, mais surtout à la modification de leur habitat : drainage, transformation des espaces naturels en pâturages et en terre agricoles, étalement urbain. Ce dernier est aussi responsable d’un nombre grandissant de conflits entre les lions et les populations humaines. Finalement, la diminution d’espaces naturels se répercute également sur les populations de proies qui se raréfient.

De nombreux organismes, soutenus par le travail de chercheurs et de biologistes dédiés, travaillent sur le terrain afin de protéger les populations de lions en nature; c’est notamment le cas de l’organisme Lion Guardians (www.lionguardians.com), qui privilégie l’implication des populations locales pour la récolte de données scientifiques et la mise en place de solutions durables dans la lutte contre les conflits humains/lions. Le peuple maasai agit en effet en tant que pisteurs naturels et la mise à contribution de ses compétences et de son savoir donne d’autant plus de légitimité au travail de l’organisme. C’est notamment pour son approche que le Zoo de Granby est fier de contribuer financièrement aux travaux de l’organisme Lion Guardians afin d’encourager la poursuite de ses initiatives sur le terrain.