Les gnous sont au Zoo!


Crédit photo : Bertrand Duhamel

Cet été, les gnous Louis et Eugénie sont présentés au public et seront en bonne compagnie, puisqu’ils partageront sous peu l’habitat des rhinocéros blancs et des potamochères, les sympathiques suidés roux! La cohabitation multi-espèce est une pratique privilégiée en milieu zoologique lorsque possible, puisqu’elle reproduit notamment la réalité de la nature. En gage de réussite, l’habitat doit être conçu pour permettre à chaque espèce d’avoir son espace et de pouvoir se retirer de manière sécuritaire s’il y a du grabuge : les gnous profitent d’un parc privé au besoin, dont l’accès ne permet pas le passage des rhinos.

Le gnou est une grosse antilope qui peut atteindre près de 270 kg. Mâles et femelles portent des cornes lisses en forme de parenthèse. Animal bruyant, il communique perpétuellement avec les membres de sa harde vocalement, mais aussi par la vue et les odeurs, assurant une vigilance constante vis-à-vis des prédateurs. Le mugissement du mâle peut s’entendre jusqu’à 2 km de distance. Rapide et endurant, il peut courir à une vitesse de 65 km/h, avec des pointes de 80 km/h! S’il échappe aux mâchoires des lions ou des hyènes, il peut espérer vivre une vingtaine d’années en nature.

Animal mythique des grandes plaines africaines, le gnou offre l’un des spectacles naturels les plus impressionnants qui soient, lorsque 1,5 million d’individus entreprennent simultanément leur grande migration annuelle de près de 1 600 km. Abondant en nature, il est parfois perçu comme une nuisance par les agriculteurs, qui voient d’un mauvais œil sa présence dans leurs champs. L’étalement urbain, la disparition des sources d’eau et les maladies transmises par le bétail domestique qu’il côtoie risquent d’entrainer un déclin des populations à long terme.

Louis et Eugénie sont les premiers gnous que le Zoo de Granby accueille depuis 1994.


Écoutez Samuel, notre technicien en soins animaliers, vous parlez des gnous dans notre dernier Facebook Live!